TOUT SUR LA STIMULATION COGNITIVE

les bienfaits d’une activité de stimulation adaptée

Les personnes atteintes de maladies cognitives ont, au même titre que tout être humain, un besoin de réussite, de satisfaction, de plaisir et de contact. Même si l'évolution de la maladie crée des barrières à la communication avec l'extérieur, le besoin de relation demeure.

 

CE QU'EST LA STIMULATION

Si la maladie ne se développe pas de manière uniforme d'une personne à l'autre, c'est bien que les fonctions cérébrales ne sont pas toutes atteintes de la même façon et au même moment. Il est donc primordial de cibler les fonctions préservées et d'offrir la possibilité aux personnes atteintes de mobiliser leurs capacités. C'est ce que l'on appelle la "stimulation". 

La stimulation permet de solliciter les capacités cognitives et psychosociales préservées. Elle est donc un élément indispensable dans le maintien de l'autonomie de la personne. Elle offre la possibilité à la personne atteinte de conserver une activité sociale, d'entretenir son désir de communiquer, mais aussi de retrouver une confiance en elle et une estime de soi.

LES BIENFAITS DE LA STIMULATION

Pour les personnes atteintes, une activité de stimulation adaptée contribue à réduire :

  • les manifestations dépressives : les personnes atteintes sont confrontées en permanence à leurs pertes. Mobiliser leurs "capacités résiduelles", c'est leur permettre de faire quelque chose, de le réussir et d'en être heureuses. Ces activités de stimulation leur permettent de se sentir capables et actives et de ce fait, soutiennent leur estime d'elles-mêmes. 

  • l'anxiété : l’incapacité pour la personne atteinte de reconnaître son entourage et son environnement peut lui provoquer un sentiment d'angoisse. Faute de pouvoir l'exprimer verbalement, les personnes atteintes de maladies de type Alzheimer peuvent être amenées à déambuler ou à faire preuve d'agitation. En mobilisant leur concentration, ces activités de stimulation sont pour les personnes atteintes un moyen de décharger leur angoisse.

  • l'opposition et l'agressivité : avec l'évolution de la maladie, la personne devient de plus en plus dépendante du soin fourni par ses proches. Parce qu'elle est obligée de les accepter alors qu'elle ne le souhaite pas, la personne peut avoir le sentiment qu'elle est privée de sa liberté de choisir et de décider. Le refus des soins, et parfois même l'agressivité, sont dans la plupart des cas un moyen pour la personne atteinte de s'affirmer en tant que personne. Les activités physiques ou créatives sont alors pour elle la possibilité de s'exprimer, d'affirmer sa volonté et ses goûts.

Textes inspirés de Maladie d’Alzheimer, comment communiquer avec le malade ?, Romain Pager, Éditions Frison-Roche, 2010

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